Publié le 29 Juillet 2021

Dés mâtines sonnantes, accro à la tablette et aux dernières élucubrations médiatiques. J’ai la sensation désagréable d’être au centre d’un cloaque en perpétuelle ébullition, parcouru d’un galimatias d’informations,  d’intentions, de suspicion, de révolte, d’impuissance et d’abandon. Un peu comme à l’origine du monde, mais en moins élémentaire, basique et essentiel (encore que je n’y étais pas encore). Sans la chevauchée des walkyries de Wagner pour couvrir les cris d’orfraies de la nature déchaînée. Sortira….sortira pas quelque chose de lumineux et d’intense de cette masse informe, de ces boues nauséabondes…….

Et puis j’ouvre les volets, le soleil brille, les arbres bruissent, les oiseaux pépient, au loin le bruit du ressac se mêle au vent…..le marché et ses parasols s’installent, les cabaretiers s’activent autour du comptoir, le murmure crescendo qui monte de la place, c’est extra, c’est la vie, c’est le bonheur, on se rassemble, on se ressemble, on échange, on boit un coup, puis deux, puis trois, on s’exalte,  on chante, on virevolte dans les premiers rayons de soleil tel des papillons ivres de lumière. Rester un moment en apesanteur, respirer, se gorger de nectar et repartir de plus belle.                                                   Mireille MOUTTE

Sensation

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Rédigé par ab irato

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Publié le 17 Juillet 2021

Et si pour une fois on parlait de rien ! Si on laissait le temps passé et même trépassé, en silence.  Si on se servait de nos yeux, de nos oreilles, de tous nos sens, j’allais même dire, de notre cerveau, pour écouter le vent dans les hautes futaies, ou dans les voiles, ou sur la lande, ou dans la rue,  ou dans la cour des HLM même blêmes …..ça dépens de votre position géographique.  Un bref moment, mais qui pourrait s’éterniser, de recueillement sur son moi profond.  Sonder son âme, quelquefois grise,  pour accéder  à son inconscient forcément subliminal,  et approcher ainsi, subrepticement, de l’incommensurable vide qui nous habite. Goûter, alors,  sans modération au bien être extatique que procure  « the sound of silence ».  Et là, et là, alors là ! Par une fulgurante  et éblouissante révélation, comprendre, enfin,  comprendre …qu’il n’y a rien à comprendre. Le monde est un énorme galimatias, une bouillie, un cloaque informe,  nauséabond, pestilentiel et sublime à la fois de pesanteur et de grâce, où l’essentiel est occupé  par l’importance primordiale accordée  à la VIE et  à sa perpétuelle continuité  (pas pour longtemps). Les humains n’en sont qu’une infinitésimale composante (pas la plus réussie), à  peine un point sur son I majuscule, une  crotte de mouche sur la face radieuse (pour l’instant) du cosmos.  Ne dit-on pas « Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir ». Espérons,  ça nous occupera un moment. (mais en silence).                                                Mireille MOUTTE

The sound of silence

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Rédigé par ab irato

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Publié le 7 Juillet 2021

Bon, et maintenant qu’est-ce qu’on fait ? C’est l’entre-deux presque l’après de l’avant et nous en sommes toujours au même point. J’y perds mon latin et tout le reste.  C’est sûrement la faute à Macron » Les élections qui n’en sont plus, vu la participation. Des élus contents d’eux, prêts à enfourcher les mêmes vieux canassons sans aucun scrupule.  C’est sûrement la faute à Macron,  nous sommes donc déchargés de toute responsabilité, obligés d’obéir et cela finalement nous arrange pas mal.

BOF !  Si on m’en laisse encore le loisir, je vais reprendre mon bout de chemin malaisé, escarpé, bordé de précipices, avec malgré tout, ça et là quelques bouffées de verdure, des fontaines et des refuges. C’est mon chemin... et après moult trébuchements, déviations,  questionnements, aller-retours, je m’y suis faite.  Je vais d’abord aller admirer les libellules, tant qu’il en reste, cultiver mon jardin,  sentir les fleurs, la verdure, ramasser quelques   cailloux…  indispensables à mon oxygène et à l’ équilibre de mes neurones.  Un crépuscule figé dans l’infini,  un verre de rouge, du pain,  du roquefort, une cébette et quelques amandes. Le temps peut passer, je l’attends de pied ferme, pour lui faire son affaire. J’en suis déjà saoule. En overdose d’émotions en miettes. Je vais me laisser bercer par la nonchalance du soir et laisser tout le reste au vestiaire.  Le ciel  technicolor,  l’apesanteur du vol compact des passereaux, l’odeur de la terre, de l’herbe, de la   nature à profusion, et  moi, et moi... en contemplation, en extase, transparente, presque effacée, à peine une tâche, un battement dans le cosmos. Et puis, tient, puisque c’est comme ça, je ne vais plus réfléchir à rien et me laisser emporter par le grand tourbillon....... C’est sûrement la faute à Macron.                               Mireille MOUTTE

 

 

La faute à Macron

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Publié le 22 Février 2021

Joie, sérénité......marasme

 

Je suis super contente, ma pension de retraite brute devrait augmenter de 5 Euros et quelques centimes en janvier. On n’est jamais assez heureux des bonnes nouvelles par ces temps « maratistiques ». Il faut surtout ne pas louper le coche en se disant je rirai mieux demain..... Car les lendemains ne chantent pas toujours et peuvent même quelquefois réserver quelques couacs malencontreux. Justement ce matin là  je vais alerte et à grand pas (genre Perette et son pot au lait) relever ma boîte aux lettres, où s’entassent toutes les nouvelles du jour qui me sont personnellement destinées. Dès le tas étalé sur la table de la cuisine (j’en ai encore les moyens) entre le beurre, la confiture, le bol de café, le coulommiers et la boîte de médoc, première déception du jour : pas de lettre d’amour, elles se reconnaissent (paraît-il) du premier coup d’œil, aux pleins et déliés sur l’enveloppe. Il me reste pour combler mon chagrin et ma frustration  : les factures de gaz, d’électricité, d’assurance et autres joyeusetés bancales. Innocemment mes yeux sont attirés par les couleurs chatoyantes d’une enveloppe en tête de la République Française,  c’est le Ministère des finances, excusez du peu, qui m’annonce  avec emphase que mon salaire net  « tout compte fait », diminue d’une quarantaine d’euros en janvier 2021. J’essaye de vous expliquer autant que j’essaye de comprendre : Suite aux augmentations exceptionnelles, ma pension est soumise nouvellement et  dès à présent  à la CSG à 3,8 % d’où la diminution susdite annoncée par la Finance. Je suis dubitative tout autant que surprise. Il fut un temps pas si lointain où une augmentation était l’occasion d’un coup à boire entre collègues. Aujourd’hui, et c’est en tout cas nouveau pour moi, il faut se méfier même des bonnes nouvelles qui cachent traîtreusement des barèmes, des paliers, des diagrammes, des pourcentages, des évolutions brutes ou nettes, des contributions en veux tu en voilà, qui font d’augmentation de salaire mirifique, il va sans dire, des gros trous dans le porte-monnaie du pauvre retraité. Mais la vie est belle,  Marine est molle, Emmanuel est dur et le Covid suit son cours....

jusque là tout va bien   !!                Mireille MOUTTE

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Publié le 11 Février 2021

Génomes

Aujourd’hui la science a investi l’ensemble des données humaines et celles de l’écosystème.

 

Un jour peut-être grâce au progrès sur le génome humain on pourra séparer les individus à risque de ceux qui ont les meilleures garanties de santé et de reproduction.

Un jour peut-être favorisera-t’on les fécondations artificielles ou le clonage pour garantir à tous une descendance parfaite, indemne de gènes défectueux.

Un jour peut-être grâce aux progrès en matière de greffe trouverons-nous en libre-service sur internet ou au supermarché du coin tous les organes humains indispensables à la vie.

Un jour peut-être avec les thérapies géniques nous  pourrons perfectionner l’être humain, « l’homme augmenté», le libérer des dernières maladies qui l’accablent, optimiser son temps de cerveau disponible...

Un jour peut-être des  acheteurs, des vendeurs, des ouvriers, des paysans, des chômeurs, des érémistes.....seront mis en algorithmes pour faciliter la  libre circulation de l’offre et de la demande sur le marché international.

Un jour peut-être grâce aux manipulations génétiques on cueillera des oranges au Sahara, du raisin sur les pentes de l’Himalaya et des roses sur la banquise du pôle nord.

Un jour peut-être enfin, les mirifiques bienfaits des découvertes scientifiques  nous métamorphoseront en Hommes  intelligents, tolérants, intègres,  bienveillants, modestes.... et «cherry on the couscous», la beauté et la grâce en cadeaux

Pour l’engagement environnemental et l’écocide on verra plus tard...

 

Attendu que tout est dans tout et réciproquement (Pierre Dac) la vie peut réserver quelquefois de bonnes

surprises !.... On n’a pas fini de rigoler.

                                          Mireille MOUTTE

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 12 Janvier 2021

Comme c’est simple l’histoire d’une vie d’homme,

Un album photos feuilleté à la veillée,

Tout coule de source, assuré, évident,

La petite histoire se mêle à la grande

Vingt, trente ou cent ans après, peu importe

L’implication des personnages est lointaine

Les découvertes, la transparence du temps

Les sentiments remplacent les ressentiments

Tout s’efface, s’apaise, s’abolie sans bruit

Une vision fugace, une parenthèse

Les photos, les hommes s’estompent peu à peu

Les souvenirs demeurent quelques temps encore,

Humbles ou puissants, riches ou pauvres, petits ou grands

Ils disparaîtront dans le tourbillon du temps.

                                Mireille MOUTTE

                                    

 

Photos

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Rédigé par ab irato

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Publié le 29 Décembre 2020

#news #nouvelle #humour #festivité # élevage #littérature
 

Je viens de visionner une émission sur  l’élevage des chapons, poulardes et autres poulets, « un marronnier  de Noël » par excellence. J’ai une côte fêlée à force de rire. Ces charmants volatiles m’ont irrésistiblement attirée tant leur vie semblait  idéale : En liberté, dans un magnifique hangar aéré,   éventuellement chauffé, avec  de grands  espaces pour batifoler, mangeoires et abreuvoirs à volonté et même pour l’exercice un grand pré ombragé entouré de hauts grillages de sûreté pour tenir à l’écart renards et autres carnassiers. La crête bien rouge, la plume vaporeuse, de belles gambettes alertes, des jabots bien grassouillets, avec en sourdine des  caquettements de satisfaction. Du personnel attentionné, qui les bichonne, les soigne, les palpe, les pèse, les surveille... Un conte de Noël pour enfants sages.  Une préfiguration du bonheur domestique, tel qu’on doit le rêver dans tous les foyers honnêtes ! Mais car il y a toujours un mais, soudain des intrus, des hommes en blanc en grande tenue stérile veulent vérifier si les normes normatives qui régissent  leurs conditions de vie, leur état de  santé et leur conformité sont respectées et sont compatibles avec la suite des festivités. Ces gentilles poulardes alors toutes tranquilles, toutes indolentes et repues, qui picoraient ça et là leur pitance quotidienne, sans rien désirer de plus, prennent peur, s’agitent en tous sens, l’angoisse est visible  dans leurs petits yeux aux pupilles dilatées qui semblent dire dans leur bruyant affolement  : « Qui sont ces malotrus qui envahissent sournoisement nos herbages ». Il faut la haute stature tutélaire du «saigneur» habituel qui les appelle par leur petit nom, les caresse, les bichonne, les apaise et calme enfin les volailles qui amadouées et  confiantes se laissent finalement  examiner sous toutes les coutures, sans protestation aucune. Certaines choisies avec sérieux et diligence gagnent même  un voyage organisé.............

Plan suivant : Idéalement installées sur l’étal du volailler,   plumées, vidées, ficelées, labellisées, décorées en « habits de fêtes ». Elles sont fin prêtes pour   le grand marché de Noël .......Ça ne vous rappelle rien.........Moi ça me fait rire à gorge déployée, Aïe ya ya yaaaaa !!!           
                                                       
Mireille MOUTTE

news nouvelle ècriture littérature
Un entre-deux pour les poulettes

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Rédigé par ab irato

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Publié le 24 Décembre 2020

La grandiloquence d’une temporalité indifférente,

La magnificence d’une indéfinie évanescence

L’impétuosité d’inflexions alternatives

La contemplation de circonvolutions préexistantes

L’éclatante surexposition de l’imprévisibilité.....

 

Toutes choses affriolantes non exhaustives et peu orthodoxes

Qui nous laissent présager une nouvelle année irrésistiblement désirable

et nous chambardés, tourmentés mais toujours pugnaces à ses côtés.

                                      Mireille MOUTTE 

 

 

 

 

2020 Année surréaliste

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Publié le 21 Novembre 2020

Opéra

Je suis Carmen, je suis Mireille, je suis Yentel, je suis Maria et pourquoi pas Hamlet, le Cid,  Cyrano, Don Quichotte et Sancho Pancha.

Au pied les remparts d’Aigues Mortes des esplanades en perdition, 

Des moulins chimériques, d’espagnoles ruines de châteaux de cartes,  

Des  terres arides, des terres brûlées, du bitume, du granit, du sable.

Le rideau enfin se soulève, ils sont tous là, ils jouent tout contre moi.

Je suis leur Dulcinée, leur Ophélie, leur Chimène, leur Roxane, 

D’Yseult à  Karen Blixen enlacées, leur éternelle madeleine. Seuls  gardent leur jeunesse à jamais les amours 

tourmentés.

Sous les brocarts écarlates et le panache, fuyons le cotillon trop sage.
Dansons la tarentelle, le fandango, la séguedille, la farandole et la java. 

Chantons à l’unisson Mozart, Bizet, Gershwin, Grappelli et Bechet. 

Aimons nous enfin bordel de Dieu  sans faribole, sans trémolo, sans détour. 

Le soleil fougueux de Camargue sans retenue  nous inonde et nous brûle.

Sous l’œil étonné des  taureaux luisants surpris par l’ultime estocade. 

On roule le tabac blond sur nos cuisses brunes et le vin coule à flot  

C’est dramatique, c’est merveilleux, c’est divin, c’est à  mourrir d’un rien.

C’est l’infini sans fin des choses qui nous transportent et qui nous clouent.

Toujours  je frémis d’émotion au furtif moment d’un instant imprévu.

À la tragique destinée de nos arrogantes et dérisoires existences.  

Entendez vous  au loin l’orgueilleux fleuve impétueux noir qui gronde.

Irrésistible souveraine la plage des Saintes l’étalera  sur ses genoux.

 

                                                           Mireille MOUTTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 11 Octobre 2020

Comme une ombre déposée par un soleil complice

Comme  un éclat de lumière sur les granits ténèbres

Comme  le sable toujours caressé par les vagues

Comme le furtif bonheur d’un équilibre instable

Je veux, je veux encore  me décalquer sur la terre

Je veux, je veux m’évaporer comme pluie après l’orage

Je veux, je veux traverser à gué l’espace avec le temps

Je veux, je veux au vent léger  ébouriffer mes yeux

Il faut être un peu fou pour faire tout cela

Il faut chercher ailleurs

Il faut caresser les nuages

Il faut marcher sur l’eau

Si brève est l’existence

Si bref le goût salé sur ta peau

Si bref le frôlement indicible de l’âme

Si bref les verres à vider et les chansons à boire

Je sens  le doux zéphyr, se déchaîner les tempêtes

L’ultime symphonie des astres enfin pour moi seule

Sur mes lèvres closes des monceaux d’amours chimériques,

Que je laisse, sans regret le vent éparpiller le reste..

                                       Mireille MOUTTE

Ombres

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Rédigé par ab irato

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