On a voté et puis après....
Publié le 23 Mars 2015
Dimanche 22 mars 2015, 17 heures 15. Je ne connais pas le résultat des départementales. Je dirai presque...... peu importe !. Les difficultés sans nombre, commencent maintenant. Il n'y a pas qu'une « crise » de confiance dans les hommes politiques dans les élites. C'est une remise en question complète de leur efficience, de leur honnêteté, de leur capacité à gérer le bien commun au service de tous..Il faut bien reconnaître que cette méfiance a quelques raisons de perdurer. Inutile de revenir sur la listes non exhaustive de leurs méfaits. Cette remise en cause est le fait aussi d'une plus grande information du fait politique , d'une méfiance naturelle envers des élites auto-programmés. Du mépris, de l'arrogance, de la morgue affichés par une caste orgueilleuse sûre de son immunité de la protection complice de ses membres. Nous sommes organisés en société. La structure, la représentation peuvent être remises en cause (le peuple doit avoir accès a l'hémicycle, il doit pouvoir exercer le pouvoir, par exemple) Cela s'appelle la démocratie. Encore faut-il tout faire pour donner envie à la jeunesse de participer, de s’investir, de prendre des risques même, au service de tous. « La critique est facile mais l'art est difficile » Quelques soient les décisions à prendre et prises, les critiques et les contestations leurs sont indissociables. Normalement seul le bien commun, la justice et le droit doivent présider à leurs élaborations, à leurs applications. Mais voilà des notions bien aléatoires !! A chacun sa sensibilité, sa définition, son curseur, et surtout à chacun sa clientèle. C'est l'un des graves virus de notre démocratie : IL FAUT A TOUT PRIX SE FAIRE ELIRE ET REELIRE. Il faudrait imposer des mandats à durée limitée, non renouvelables.
Aujourd'hui, il ne faut plus attendre simplement la suite, ne plus être spectateur impuissant de sa destinée. Malgré les difficultés, il est indispensable de se faire entendre, de s'organiser, de s'unir, de participer, de prendre ses responsabilités, chacun à son niveau, chacun suivant ses capacités. Ne pas laisser toujours à d'autres et trop souvent aux mêmes, le soin de préserver, de défendre le bien public. Sinon le chacun pour soi triomphera, et tant pis pour les vaincus : les plus faibles, les laissés pour compte, les subalternes et subordonnés de tout bord.
Mireille MOUTTE