Publié le 4 Janvier 2020
La « réforme » des retraites est l’occasion d’une propagande éhontée de la presse télévisuelle, entre autres ! ! Tous ces « journaleux, présenteurs, commenteurs et autres experteurs » aux bottes du pouvoir, boursouflés de suffisance, arrivent au summum de leur infamie ou pour le moins de leur incompétence. Même si ce n’est pas nouveau, ça m’étonne que ça m’étonne encore ! Que les suppôts du gouvernement s’en tiennent à leur thèse, rien de bien surprenant. Je me demande tout de même s’ils croient vraiment tout ce qu’ils racontent ou s’ils sont complètement idiots. Certes quand le beefsteak électoral est en jeu, on peut bien avaler quelques soupes à la grenouilles Je ne suis pas encore prête à me soumettre à la paranoïa ambiante, du complotisme et de la grande manipulation internationale etc... C’est plus grave et plus simple que ça. La population en progression constante, les ressources de la terre limitées : la part du gâteau s’amenuise. La richesse de quelques uns en constante progression, selon les normes néolibérales, doit être préservée au détriment du plus grand nombre. Nous sommes tous pris et dépassés à des degrés divers par une uniformité insidieuse de la pensée des actes et des choses. Une « idéologie » agressive, virulente et nuisible. de conformité, d’uniformité, d’indifférence, d’apparence, de spectacles permanents, d’addictions virales, de manipulation des affects, et de fracture sociale, destructrice de l’essence même de notre humanité. Une hypnose, quasi collective, qui nous anesthésie dans un confort mortifère de standardisation des désirs, de soumission aux normes, de méfiance du libre arbitre, de peur de la liberté. Une évolution délétère de corps décérébrés, corvéables à merci, bientôt mis au rébus par leur propre production, qui continuent obstinément à forger leurs propres chaînes, Une bonne nouvelle pour cette nouvelle année : le problème des retraites se réglera peu à peu, par la disparition des bénéficiaires. MMOUTTE
« On ne fera pas un monde différent avec des gens indifférents.
Arundhati Roy
