Comme un pégon dans la pégue

Publié le 25 Août 2026

Comme « un pégon dans la pègue »

 

Plus j’essaye de m’informer sur des médias divers et variés comme : le monde diplomatique, le média, lundimatin, médiapart, les crises, thinkerview,

AOC, le grand continent, L214, reporterre, entre les lignes, blast…. et d’autres textes glanés au hasard de mes lectures, dernièrement « Comment nourrir le monde » de Vaclav Smil et une BD dénichée en bibliothèque « Le monde sans fin » de Jancovici et Blain. (Pour vous dire que je ne me contente pas d’une ou deux sources), plus je m’effraie des enjeux et des difficultés à coaliser le tout. « Tout est dans tout et réciproquement » disait Pierre Dac.  Toutes ces lectures me guident et me révèlent surtout la colossale complexité  des implications  auxquelles nous sommes confrontés.

 

En définitive, l’ENERGIE est à la base de toute vie sur terre, de notre civilisation sur laquelle elle s’est construite. Au paléolithique le feu, puis au 18°siècle le charbon, puis dès le 19° siècle le pétrole, l’hydraulique, aujourd’hui nous sommes à l’ère de la centrale atomique et au début de l’éolien et du photovoltaïque.  Toutes ces ressources énergétiques se sont ajoutées, empilées, complétées et demandent toutes une énergie primaire pour modeler les outils pour les extraire, les fabriquer, les transporter  : « le feu et l’eau ».

 

C’est là que « les athéniens atteignirent» (comme le disait peut-être Proust), car il faut une énergie de fou pour produire une énergie de dingue que l’on trouve où ? Dans les fins fonds de la terre de notre petite planète limitée dans ses ressources alors qu’il nous faut de plus en plus d’énergie pour de plus en plus de monde, pour de plus en plus de besoins. Comment  justifier et  continuer malgré tout notre  course effrénée vers le  toujours plus ? Comment nourrir, protéger, soigner, habiller les millions d’êtres humains qui doivent tous avoir accès à cette énergie vitale ?

 

Car aussi indispensable soit elle, son exponentielle exploitation pollue  notre sol, notre air, notre eau, et même la stratosphère. Toute ces forces au service de l’humain vont-t’elles finalement le tuer ? Somme toute, la seule véritable ressource 100 % renouvelable et non polluante, encore que, est celle du vivant, mais elle est limitée en puissance et épuisante pour l’homme et l’animal.

 

Il me semble qu’il y a là matière à discussions, à échanges, à recherches, à programmes. On ne peut pas continuer à faire l’autruche, ignorer ou éliminer ce qui nous dérange sous prétexte d’impuissance, de dirigeants court-termistes et ou incompétents ou d’ignorance volontaire et stratégique afin d’éviter toutes responsabilités et préserver ainsi notre confort individuel  envers et contre tout,  jusqu’au bout du bout.

Pour survivre un tant soit peu il va falloir lutter, s’adapter  certes, mais qui en aura les moyens, qui en aura le choix et dans quelles conditions  ?  Les richesses prises dans toute l’acception du terme, sont là encore au centre des interrogations car elles déterminent le partage des ressources primordiales, (comme l’agriculture, l’alimentation…par les semences, l’engrais,  les options choisies, l’organisation, la distribution) entre les mains de firmes multinationales, du capitalisme financier,  et autres holdings qui ne sont obnubilés que par le profit avec toutes ses prérogatives, la spéculation  et les enjeux stratégiques.

 

Ne nous laissons pas étouffer par l’immensité des problèmes à prendre en compte. Il faut commencer par quelque chose  : combattre et surtout vaincre  le paradigme néolibéral avec un programme digne des enjeux environnementaux et sociaux ou bien comme « des pégons dans la pègue »englués dans des stratégies mortifères nous serons dans l’incapacité d’enrayer et de maîtriser la mécanique infernal d’une croissance infinie dans un monde aux ressources finies.  Du profit capitaliste maître du monde et de sa finitude.

 

 

                                                          

Comme un pégon dans la pégue

Rédigé par ab irato

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