Sur tous les tabloïdes : « Téhéran impose le chaos ». … Alors que les USA et Israël imposent la guerre. Ce monde est fou !!! Au centre des débats « théologiques » des mots…la vie et la mort. Il y a eu la guerre de 100 ans, ce qui pour les écoliers de mon époque semblait incroyable, mais maintenant, aujourd’hui ce chaos a t’il cessé un seul jour de par le monde ? Quelquefois je désespère de l’Homme, son besoin de puissance, de domination, de prédation. Mais je ne peux supporter longtemps cette idée morbide. Tout en moi se révulse à ce simple énoncé. Non non !! Il existe autre chose, un autre monde est possible, la nature est généreuse, prodigue, ne pouvons nous pas vivre en harmonie de ses bienfaits sans s’entretuer pour sa possession ?La propriété dans ce contexte ce n’est plus seulement du vol c’est la mort ! Mais peut-on faire coexister l’anéantissement de tout ce qui fait notre humanité et la paix ? Je ne le crois malheureusement pas, à moins d’un égoïsme forcené et de ne se soucier que de la hausse du prix du gazole à la pompe
“Concurrence et profit : l’un est la guerre, l’autre le butin.”
Un film réalisé par Xavier Giannoli avec Jean Dujardin, Nastya Golubeva, August Diego
Un salaud ordinaire.Un patron de presse à la recherche permanente de finances et qui de compromissions en compromissions finit par accepter l’inacceptable et entraîne sa propre fille dans ses dérives. Sous prétexte d’amitié et de pragmatisme et bien que réalisteil va devenir un collaborateur de plus en plus actif en lâchant sur tous les idéaux de sa jeunesse. Un salaud assez près de chez nous, lâche, vénal, complaisant, désinvolte. J’ai même éprouvé parfois de l’empathie pour sonincommensurable faiblesse. Les deux acteurs principaux sont touchants de réalisme. Beaucoup de similitudes avec l’époque actuelle en ce qui concerne la presse achetée par les milliardaires de droite et notre propre lâcheté face aux massacres perpétrés par Israël et les guerres qui s’étendent de par le monde. Notre compromission enfin face aux problèmes écologiques pour conserver à tout prix notre gabegie et notre mode de vie destructeur. Nous sommes nous aussi responsables del’ état des lieux et de la dilapidation de notre monde.
Portrait choral d’un mouvement de résistance : Les soulèvements de la terre.
Comment tenir tête à l’empire de l’argent et de la destruction avec des moyensdérisoires, précaires de détournements inventifs, astucieux et gagnants ?Des jeunes magnifiques, intelligents, passionnés, passionnants, courageux, émouvants pour l’amour de la terre, d’un territoire, des gens….de la vie. Splendide ! (Si ma carcasse me le permettaitencore j’irai faire l’écureuil avec eux.)
Peut-on se réjouir qu’au XXI° siècle encore, une nation, un homme, domine le monde au point d’attenter à l’intégrité de tout pays qui ne répond pas à ses exigences ? Sans aucuncontrôle et en dehors de tout processus international reconnu. Certes l’Iran était dirigé par le despotisme et la terreur. Si l’on accepte ce concept pour le « bien des peuples » la porte est ouverte à tous les abus. Je suis contre la peine de mort sans exception. Si l’on pouvait régler tous les problèmesà cette aune la civilisationporterait le nom de barbarie.
Pour résumer en quelques mots cette analyse fouillée et complexe :Evaluation et évolutiondes besoins en nourriture des chasseurs-cueilleurs du paléolithique jusqu’à l’Homme actuel et ses besoins exponentiels en énergie. Comment nos besoins alimentaires façonnent nos sociétés. Le constat primordial que pour nourrir plus d’humainsle développement de l’agriculture et de l’élevage était indispensable et comme difficultés contemporaines les dégâts inhérents à la culture intensive des monocultures et leurs entrants. Leur consommation en eau (80% au niveau mondial), en énergie (pétrole 20 % au niveau mondial), en dégradation des sols, enpollution des eaux et atmosphérique, en gaspillages*. L’agriculture et la terre qui la porte sont pourtant essentiellesà l’hommeet devraient être les premières ressources à protéger pour notre survie.
Selon Vaclav Smil, sauf « incertitude aléatoire » liée à l’Homme,les gains de performance continuset une évaluation réaliste dès améliorations futures, nous permettront de nourrir le monde au delà du milieu du XXI° siècle.
Je suis stupéfaite par la masse de donnée de ce livre que j’ai lu avec passion, intérêt et curiosité malgré où grâce à tous les chiffres donnés dont je ne retiendrai assurément qu’une minime partie. Mais je crois avoir essentiellement compris qu’il faut traiter toutes les théories surl’évolution de l’agriculture et la nourriture du mondeaussi complexes soit-elles avec circonspection. La décarbonation ou même la neutralité carbone ne sont pas pour demain. Aucune évolution positive ne pourra se faire à court ou moyen termesans changer nos modes de production et notre consommation.
Un bémol toutefois le changement climatique, l’extension inévitable des terres cultivables (près de 10 milliards d’êtres humains en 2050), la spécialisation géographique à outrance des cultures, la spéculation, le vieillissement de la population sontpeu traités et pris en compte. Selon l’auteur faire des prévisions en la matière reste très aléatoire. Ce qui nous laisse finalement sur notre « faim » pour envisager sereinement notre avenir alimentaire. Mais je suis beaucoup mieux renseignée sur l’évolution agricole en cours.
« Ni pessimiste ni optimiste mais scientifique » telle est la devise de Vaclav Smil.
Mireille MOUTTE
*Le coût des pertes et gaspillages alimentaires pour l'économie mondiale est estimé à environ 1 000 milliards de dollars.