LE TRAVAIL ?
Publié le 25 Janvier 2016
Pourquoi ne pas avouer, comme nous l'avons fait pour le terrorisme, qu'en l'état actuel des choses : « Nous n'en avons pas fini avec le chômage ». En effet, il y a chômage et chômage : Le chômeur en formation, le chômeur en contrats divers et variés, le chômeur à temps partiel, le chômeur en intérim, le chômeur en pré-retraite, le chômeur de longue durée... etc. Ce qui équivaut à stigmatisation, accusation, dépréciation, maladie, désespérance. Au bout du bout, il faudra bien reconnaître que les entreprises embauchent de moins en moins de main d’œuvre. Les emplois peu qualifiés ont été remplacés par des robots ou délocalisés dans des pays de main d’œuvre à bas coût. Les emplois qualifiés sont eux aussi mis en concurrence par le moins coûtant. Le dumping social s'est généralisé. Les discours eux ont peu changés : « il faut travailler plus, pour gagner de moins en moins ». En fait, c'est tout simple : il n'y a plus de travail pour tout le monde et surtout pour les moins qualifiés.
C'est une réalité difficile à graver sur notre disque dur. Il faut élaborer un autre projet non par « le traitement social du chômage » qui profite en fait majoritairement au patronat, mais par une autre vision sur ce qui a fait jusqu'à présent notre quotidien : le travail. Grâce aux génies humains, à la modernité, à l'évolution des techniques, le travail répétitif, sans qualification, pénible a été allégé au fil du temps. Faut-il s'en plaindre ? C'est une évolution logique, irrésistible et inscrite dans le temps. Nous ne sommes plus depuis bien longtemps des cueilleurs-chasseurs, ainsi vont les mutations techniques et les bouleversements sociologiques voulus ou subis. C'était pendant longtemps de la science fiction, ça devient la réalité grâce à cette révolution. Le travail asservissant n' est plus indispensable pour vivre et créer de la richesse. Vivons au 21° siècle. La richesse générée par cette mutation (un robot crée autant si ce n'est plus de richesses que 4 à 5 ouvriers) doit profiter à tous. Revenons enfin aux fondamentaux du socialisme : Donnons à chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins.
Mireille MOUTTE
