Watership Down
Publié le 9 Avril 2018
Quel étrange histoire, que ce conte, d’une Hourda de lapin de garenne : Épique, bucolique, tourmenté, terrifiant et finalement palpitant. Au début il faut s’accrocher : des lapins qui font bombance à la saison des primevères, d’autres qui osent s’éloigner en quête de pissenlits, d’autres encore qui s’aventurent dans un champ de fèves. Vous voyez un peu le tableau, rien qui puisse accrocher un lecteur un tant soit peu exigeant. Et puis d’aventures en aventures (comme dirait l’autre), de «farfal en raka » de «vilou » en « skramouk » de « fu inlè » en «krik-zé » «d’Effrefa » en «shraavilshâ » (oui, il faut parler un peu le lapin) on se passionne pour la vie difficile, pleine de dangers de ses lapins perpétuellement sur le qui-vive. A la recherche de prairies verdoyantes, de terriers pour se cacher, de nouveaux territoires pour faire venir des hases qui perpétueront l’espèce. On se reconnaît finalement beaucoup dans ces querelles de pouvoir, de hiérarchie, d’héroïsme, de découragement, de peur, d’exaltation, d’exil, de batailles, de mythes et de légendes. Avec la harde, on tremble devant le danger, on espère surmonter les épreuves, on voudrait connaître l’avenir. Une vibrante épopée digne d’Ulysse, des Chevaliers de la table ronde, de David contre Goliath. Le voyage fantastique d’un lapin nommé Hazel et de sa bande de copains, qui en vaut bien d’autres.
