Publié le 2 Octobre 2026
Que n’existe-t’il un produit miracle pour effacer la bêtise humaine, une poudre magique, un dissolvant…? Voilà un marché exponentiel : trouver l’antidote, le vaccin pour éradiquer cette menace mondiale. Nous croulons sous l’information… l’école est obligatoire….les échanges, les débats, l’écrit et la parole sont en grande partie libérés… Alors quoi ? Noyés sous les informations, expertises et affirmations contradictoires, nous ne saurions plus faire la différence entre mensonges, partis pris, intérêts, pouvoir, argent, stratégie et notre propre intérêt ?
Le scepticisme et la remise en cause de tous les moyens d’information traditionnels ou numériques croient à la mesure de leur amplification. La consommation et le divertissement sont institués en valeurs cardinales « du pain et des jeux » et nous lavent le cerveau. L’affaiblissement des liens communs directs par l’isolement informatique. La passivité et l’abandon de notre libre-arbitre aux mains experts autoproclamés. Le sentiment d’impuissance face à la complexité du monde nous laisserait-il « sans voie » ?
Il est vrai que nous ne pouvons maîtriser toutes les arcanes des intérêts singuliers et particuliers du pouvoir et de l’argent qui va avec. Ils sont là d’ailleurs pour nous en persuader. Confiez nous les manettes, nous savons mieux que vous ce qui est bon pour vous. Dormez en paix, braves gens, on s’occupe de tout. Comment détrousser sans vergogne les plus pauvres au profit des plus riches ? En divisant le peuple ! C’est vieux comme le monde. Chacun défend son pré carré au détriment de l’autre en espérant passer entre les gouttes. La répression brutale et dissuasive de toute révolte fait le reste.
Les raisons ne manquent pas pour expliquer notre état de déliquescence, et après ?… La reprise en main des manettes pour changer ce gagatisme ambiant ne peut se faire que par une remise en cause sévère du mercantilisme et du profit à court terme généralisés qui nous annihilent dans un maelström d’injonctions trop souvent contradictoires ou contraires à nos intérêts vitaux. Le pouvoir, l’information, les finances sont entre les mains de financiers, qui ne laisseront pas leurs privilèges disparaître sans réaction.
Mea culpa, il ne faut pas tout voir en noir et il ne faut surtout pas désespérer Billancourt. On va arriver tout seuls à se sevrer du métro, boulot, dodo, télé, réseaux sociaux, PlayStation… et autres merdouilles qui nous détruisent les neurones. Analyser, douter, résister pour se trouver « gentiment » un autre mode de vie responsable où nous ne laisserons pas à nos enfants un monde dévasté. Qui sera le plus nul ? Le concours électoral est grand ouvert !
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