Fin novembre 2010

Publié le 5 Janvier 2011

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Voilà j’arrive au tout début de la fin et ce n’est pas triste, une vie c’est quoi ? Un souffle, un instant fugace, une énergie fulgurante, un hasard bringuebalant, tout et rien. J’ai de plus en plus conscience de faire tout simplement parti du tout, au même titre que l’animal, le végétal, la terre, l’eau, ni plus ni moins. Je suis une particule, une hormone, un chromosome, une cellule,  une vie concentrée parmi d’autres. Je participe au grand chambardement général, à l’évolution des espèces, à leur extinction si elles ne savent pas s’adapter. Tout est en place,  l’Homme peut intervenir, se prendre pour le grand Manitou, à la fin c’est toujours le vide qui l’emporte. C’est toujours la même interrogation, sans réponse. C’est toujours le grand trou noir du retour à l’origine. Alors pourquoi tout cela ?  Pour le fun, pour faire avancer la machine, pour l’étonnement, pour la découverte, pour le plaisir, pour l’amour, pour le rire et le dérisoire, pour créer tout simplement. Imaginez un instant le monde sans rien, nobody, pas de bruit, pas de fureur, pas de cris, pas de joie, pas d’étincelle, Inimaginable, insensé, atroce. Tout est bien, pas d’angoisse nous sommes là, nous remplissons le vide, nous occupons l’espace, nous agitons en tout sens notre petit flambeau de vie.  Nous pouvons croire un instant être le centre de l’univers.  Nous ne sommes rien, soyons tout.

 

J’aime cette pagaille organisée, cette aventure improbable, cette course sans limite, cet amoncellement hétéroclite, ce foisonnement sans fin,  ce bouillonnement incessant, cet enthousiasme foisonnant, ces difficultés sans nom, ces petits bonheurs insignifiants, ces éclats de rire, cette communion  émerveillée avec la nature, cet espoir insensé  et surtout, surtout,  ce petit pincement du coeur qui nous fait chavirer, quand l’Homme enfin se dépasse, qu’il est compatissant, bienveillant, qu’il rejoint, sans peur, la communauté humaine. Je veux croire, encore et encore à la victoire des citronniers contre les bulldozers. 

 

Adessias


Rédigé par ab irato

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B
<br /> Peut être, mais ce dernier chapitre n'a pas fini de nous surprendre et de nous faire rire, de nous étonner. C'est un peu comme au cirque, le tout dernier numéro des artistes réunis sur la piste<br /> pour le grand final. C'est le meilleur et on n'a pas envie qu'il se termine. On rit, on pleure, on applaudit, on en redemande avec bonheur. On a les fesses posées sur le bout du fauteil, prêt à<br /> bondir pour la standing ovation. Mais c'est pas fini et ça redémarre. Inépuisable notre Mimi.<br /> Alors que le spectacle dure encore, que le livre ne se ferme pas, que le jour brille encore.<br /> Que nous puissions encore marcher ensemble sur les pierres blanches et les herbes fortes du Luberon.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Les hommes passent, les mots restent un temps, la poésie demeure à jamais...<br /> <br /> <br />
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