Publié le 22 Septembre 2025

Les mots

« Les mots ont-ils encore un pouvoir face à un tel déferlement de violences, de remises en cause, de tout ce qui faisait de ce monde un espace à peu près viable, de respect des droits élémentaires »

 

J’écris ces mots et je me rends bien compte à quel point cette vision d’un ancien  monde apaisé est faux. La guerre, la cruauté, la violence n’ont jamais cessé, l’aliénation des droits des hommes au profit de la finance a  toujours été d’actualité. Ce monde est fardé d’hypocrisie, de semblant de liberté, de démocratie pour circonvenir ceux «nous » qui profitons encore d’un système de prédation mondialisé au détriment de pays et d’hommes surexploités.

 

Ce qui change, c’est que nous commençons à être impactés par notre mode de vie qui a prospéré jusqu’ici grâce à la colonisation et au pillage de toutes les formes de  ressources terrestres. Celles-ci ne sont pas illimitées et il est hors de question pour l’élite financière de continuer à partager par ruissellement même à minima avec la plèbe une « ressource de richesse » qui s’amenuise de jour en jour.. Foin de diplomatie, de faux semblant,  de paravent vertueux, le temps de la mise au pas est venu et nous allons passer d’un pays colonisateur à un pays colonisé par les nouvelles  convergences des exigences internationales.

Si l’exploitation du travail   salarié avec l’IA et les robots n’est  plus la seule   source de prospérité des richesses du capital. Notre consommation est elle primordiale. Une dichotomie travail/consommation/contrainte qu’il faut à tout prix assurer et réguler par la coercition, la violence, la peur, la répression, la manipulation, la confiscation des pouvoirs et  la soumission de la  liberté de la presse.

 

De compromission en compromission, d’aveuglement en ignorance nous restons hypnotisés par un monde qui n’existe plus, qui n’a plus que l’apparence d’un ordre mondial, qui ne tient que par la violence et le mensonge institutionnalisés. Le choc brutal de la loi du plus fort  comme mode de gestion du monde, nous sidère, nous paraît encore inconcevable. Il est difficile  d’admettre cette agressive réalité qui nous mène à  l’abîme. Confrontés à  l’unique valeur marchande de l’Homme et à l’expansion sans limite et sans contrôle de l’avidité capitaliste, nous sommes anesthésiés par l’horreur.

 

Notre inertie, notre incapacité à nous soulever efficacement contre   l’intolérable ont fait tomber le voile vertueux de notre bonne conscience. Jusqu’à quand l’inimaginable le restera-il ? Jusqu’où notre servitude volontaire peut nous mener ? jusqu’où notre résistance peut être brisée, annihilée ? Faudrait-il un jour renoncer jusqu’à notre humanité ?                     Mireille MOUTTE

 

« Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n'est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien... Avec un tel peuple, tu peux faire ce que tu veux. »

 

Hannah Arendt

 

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Rédigé par ab irato

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Publié le 6 Juillet 2025

Présent

Viens, viens ami retrouvons le jeu de l’infinitif instant.

Faisons bombance, faisons les gras, faisons la foire.

Que les verres s’entrechoquent et l’amitié se bouscule.

Laissons l’ivresse transformer nos déboires en victoires.

Exister,  vivre pour qu’enfin  la passion qui  nous brûle.

Toutes raisons vaincues nous laissent entrevoir un espoir.

Un bref moment d’abandon,  nos souvenirs en bascule.

Je pourrai alors de mes seuls poings abattre leur beffroi.

Laissons, laissons la confusion émousser l’éternel présent.

 

                                             Mireille MOUTTE 

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Publié le 7 Avril 2025

Coucher

Ce matin dès potron-minet

Sortie de mon grand lit douillet

Mue d’un besoin inopiné

De la  croisée émerveillée

J’ai vu mon jardin en beauté

D’une blancheur immaculée

Tout en quiète sérénité

La nature  en majesté

Toujours  dispose m’attendait

Je n’ai pas longtemps hésité

Je me suis vite… recoucher

Pour tout à loisir en rêver

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Publié le 7 Avril 2025

Guerre

 

 

Guerre!

 

Je ne sais qu’une chose de la guerre : Elle tue !  Il paraît même que c’est le but. Le dernier sur le théâtre des opérations à gagner. Pourquoi alors ne pas séparer les belligérants et régler les différents existentiels et inconciliables par un duel au sommet des états en conflit ? La mort aurait son dû tout en limitant les dégâts. Je sais, je sais je ne suis pas la première à soumettre cette proposition pertinente mais oh combien utopique !  C’est toujours la jeunesse du peuple qui est envoyée en première ligne. D’un autre côté il faut bien  le reconnaître nos « responsables politiques »  s’inquiètent gravement de la dette colossale du déficit (creuser à coups de baïonnettes) que l’on va laisser à nos enfants…..qui seront morts sur le champ de l’horreur  !

 

Le dernier débat du jour sur l’attaque probable de la Russie contre l’UE est  d’un grotesque fini,  un galimatias de réflexions contradictoires, de raisonnements alambiqués : Sur les forces en présence, sur les budgets, sur le déficit, sur l’économie de guerre,  l’armement, sur l’arsenal atomique…. Au début de « l’opération spéciale » des Russes  en Ukraine,  son armée était qualifiée par les médias de déficiente. Mais après deux ans de guerre intensive en Ukraine, ils seraient près à nous envahir !

 

L’Europe,  orpheline des USA, prise de court, met en place d’urgence  l’économie de guerre pour augmenter considérablement  son arsenal d’ici  trois ou quatre ans.  Il   faudra construire des usines, embaucher des ouvriers et produire, produire, produire entre autre tout ce que les USA nous vendaient « sous condition ». Bien, mais il y a un blême dans ce raisonnement belliciste  : Pourquoi la Russie attendrait 3 ou 4 ans pour nous attaquer ? Pourquoi  attendre que l’Europe soit en ordre de bataille ? De plus, si je peux me permettre, on a perdu apparemment la bataille de l’Ukraine malgré le soutien des USA et de l’UE ? Alors quelle issue pour le combat Russie vs UE ? La peur comme lubrifiant à la cohésion nationale à la mobilisation ? Une guerre pour booster l’économie des marchands d’armes ? Pour mettre à  mal l’Etat-Providence ? Pour faire taire toute opposition ? Pour la mise sous le boisseau des causes et conséquences du changement climatique ?

 

Pourront-ils comme au XXème siècle nous  faire le coup « du maréchal nous voilà » ? Du « On ira pendre notre linge sur la ligne Siegfried » ? Du « sang impur qui abreuvera nos sillons » ? ….Nous ne supportons plus la moindre violence dans notre quartier, à notre porte, mais la violence XXL de la guerre à  2 ou 3000 km/h nous galvaniserait ? C’est quoi cette histoire, nous sommes civilisés dans nos pénates mais nous réagissons comme des Cro magnons à distance (respectable).  Faut-il préciser que la guerre ne s’arrête pas quand on éteint la tv et les morts ne se relèvent pas à la fin pour saluer le public ?

 

Quid des Nations-Unies de l’ONU  ? Quid du libre-échange, de son interdépendance internationale, de sa mondialisation heureuse de paix et de prospérité ? Quid de la bombe  atomique valeur sûre de la dissuasion et de la paix sur terre. Ses piles seraient-elles hors d’usage ?  Faudra-il revenir au chemin des dames, aux baïonnettes, au gaz moutarde et autre joyeuseté de 14-18  ? Combien faudra-t-il de morts pour consentir enfin à s’asseoir à la table des négociations   et trouver un moyen de vivre en paix. Il existerait paraît-il un éternel féminin mais l’éternel masculin c’est pas mal non plus ! Sans parler de la C….. humaine universelle.                       Mireille MOUTTE

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Publié le 11 Février 2025

Il était une fois dans un pays pas si lointain une immense forêt de cèdres vierge et sauvage située  à l’adret des coteaux  du Véron à plus de 1500 mètres d’altitude. (Le décor est planté, vous voyez le tableau  ?….) Un cèdre gigantesque, robuste et vigoureux  domine toute  la canopée de plusieurs toises. Un point de repaire idéal pour la faune des alentours, les cerfs aiment venir bramer sous sa ramure et les biches des environs sont  invariablement attirées par cet appel puissant. Un torrent turbulent s’échappe au pied de la butte, désaltérant au passage  tout ce qui marche, court, grimpe, vole et rampe. (Un lieu de rendez-vous idéal !).

 

Tout est en place depuis des siècles et se renouvelle  harmonieusement. Les prédateurs  prédatent,  les brouteurs broutent et les grignoteurs grignotent, tandis que l’herbe, les fougères, les arbustes et les bois croissent. (Que demander de plus! Il faut être à la hauteur de la situation c’est tout.) Chacun tient au mieux son rôle prédestiné par sa nature sans problème métaphysique.  Vivre, manger, se reproduire, mourrir  et entre temps souffrir.   La vie, la mort étaient en ces temps harmonieux pas plus importantes que le hululement du hibou ou le battement d’ailes du papillon. Un fait incontournable pour que tout se perpétue.

 

Les jours et les nuits se succèdent sans plus de  bouleversement que  celui  des saisons et leurs influences inévitables sur le déroulement des activités productives. (A ce point du récit vous  pouvez déjà comprendre que je ne pourrai pas tel  Jean de la Fontaine extraire de mon propos une quelconque morale.  Je ne suis pas fan de l’anthropomorphisme et   l’homme étant absent du théâtre des opérations, la leçon est à exclure. Le rire et la morale sont paraît-il le propre de l’Homme ! ).

 

Par une belle journée de printemps, sous un soleil étincelant, une lumière évanescente, un vent léger dans les frondaisons, des senteurs de sous bois, de  terre, d’ humus.  Sans bruit, sans agitation excessive  si ce n’est le chant d’amour d’un rouge-gorge pour un coucou,  un bourdonnement d’abeilles. Soudain un bruit sourd inconnu du gibier l’alerte….  Une paire de bottes a franchi la lisière du bois, écrasé une fleur,  des fougères, détruit le roncier,  souillé l’eau pure. L’Homme en prédateur supérieur s’est imposé en composante incontournable de ce microcosme.

 

Le géant superbe et altier à l’arborescence dense et parfumée domine ce malotru de toute sa hauteur, de toute sa  prestance….de tout son mépris. Il est en deux coups de tronçonneuse et sans autre préambule transformé en lames de parquet. Tous les habitants des bois s’ils le peuvent s’enfuient vers des cieux plus cléments (enfin, ils l’espèrent !).

 

Cette fin paraît assez simpliste, prévisible et ne nécessite  aucune conclusion plus élaborée si ce n’est qu’effectivement la terre est un lieu commun aux prédateurs et aux proies, aux « gentils » comme aux « méchants ». Je ne vais finalement pas vous imposer les méandres de  cette pensée rudimentaire et quelque peu binaire. Je vous laisse à vos propres errements  et  comme tout  est dans tout et inversement,  il va falloir faire avec.

 

 

MICROCOSME

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Rédigé par ab irato

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Publié le 23 Janvier 2025

Sourde

Du bonheur d’être par les temps qui courent « momentanément » sourde !!

 

Accro aux news nationales et internationales orales, écrites, tv, net, je suis pour l’instant je l’espère, sourde à toute source d’info sonore à la suite d’un banal tourment d’oreilles, un bouchon récalcitrant à l’extraction. Cet handicap qui m’a dans un premier temps beaucoup gênée me permet, après réflexion, de mettre à distance toute cette frénésie « d’infos ». Tous ces  apparents débats  qui tournent en rond, où raccourcis et contre-vérités pullulent, où  supputations nébuleuses, affirmations péremptoires,  intentions et aspirations supposées sont le leitmotiv quotidien. Et cela, jusqu’à l’apothéose de l’explication détaillée point par point de  ce que je pense, souhaite, espère et revendique en tant que français moyen.
Je m’agace, je regimbe, je persifle…Bref, j’énerve tout le monde avec mes commentaires intempestifs qui empêchent d’écouter sereinement « la pensée contemporaine en action ». Vous pourriez me dire  personne n’est obligé de se coltiner ces supposées nouvelles insipides. Peut-être ? Mais une mauvaise habitude prise de longue date ? Un manque de discernement ? Une flemme coupable ?.. Les raisons ne manquent pas pour se fourvoyer dans l’erreur. L’image a cet effet hypnotique, anesthésiant qui distrait et fait presque oublier l’essentiel : notre relative incapacité à influencer, imposer et diriger durablement ce magma multiforme insaisissable de forces contradictoires dans lequel nous pataugeons dans l’espoir dérisoire d’entrevoir enfin un avenir radieux.   

Je vais plutôt mettre à profit cet incident technique pour faire une pause, reposer mes neurones et je l’espère passer définitivement à autre chose…. La nature est si belle !                 
Mireille MOUTTE

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Rédigé par ab irato

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Publié le 23 Janvier 2025

Voir

Voir  le soleil se coucher sur le Kilimandjaro,  sur la cordillère des Andes,  voir la grande muraille de Chine, voir le désert d’ Atacama, l’Arctique, l’Everest, les Eyjafjölll,  les jardins suspendus de Babylone….C’est beau les rêves, c’est grand  !! …Mais, mon banquier n’est pas sensible à mes arguments et tout bien considéré, ce sera plutôt Vierzon ou Vesoul… Même avec l’aide du grand Jacques je n’irai pas plus loin. La vie n’est vraiment pas une sinécure.

 

Nous partageons la même terre sous nos pieds, le même ciel sur nos têtes, peut-être quelques différences d’altitudes, de formes, de couleurs,  d’histoires, d’us et coutumes,   mais qu’importe.   Partout  l’humanité en sursis, rançonnée, demande juste à vivre. Partout le même hold-up sur notre planète, ses richesses et sa merveilleuse beauté. Pas de come-back possible, personne ne pourra mettre cette vie  en conserve, sous cloche, en réserve, sauf peut-être Elon,  selon son bon plaisir et sa consommation personnelle.

 

Aussi loin que j’irai je ne pourrai échapper à  la délirante réalité  de ce monde en marche. Nul asile pour me protéger  de la folie humaine. Nul Paradis pour m’isoler d’un monde en débâcle. La vigilance n’est plus de mise,  il va falloir entrer en résistance avec comme seules alternatives : l’amour, l’amitié, la solidarité, le partage, la bienveillance, l’empathie,  l’humour…   Notre modeste et si  dérisoire arsenal, résistera-t’il au choc des titans ?   Cela suffira t’il  ?  Face à  la détermination du capital de vendre notre planète au plus offrant comme une vulgaire marchandise, se la partager façon puzzle. Confronté à la duplicité, au cynisme, à la barbarie des forces en présence, le défi   semble démesuré et les pouvoirs véritablement démocratiques ténus. Il va falloir en tout cas souquer ferme  pour inverser la  vapeur.  Cesser les hommages posthumes à toutes nos valeurs essentielles du bien commun, du vivre ensemble : la liberté, le droit, l’égalité,  la justice,  une information éthique et le devoir de résister à l’oppression et aux abus. Rebellons-nous. Cessons les bavardages, les discours stériles de complaisance. Passons à l’action. Sinon, à plus ou moins long terme, l’industrie pharmaceutique se chargera de nous adapter chimiquement à  l’inacceptable en prenant en charge notre mauvaise conscience chronique.

 

En attendant, je vais faire un break côté rêves exotiques, fourbir et affûter mes armes Intellectuelles minimes et physiques inexistantes en reprenant une activité intensive tout azimut avant de ressembler à une grosse mappemonde au bord de l’apoplexie. Et puis… j’irai me faire voir ailleurs… Peut-être sur Mars, va savoir  ! Ne lâchons rien.

                                     Mireille MOUTTE 

 

PS : A voir le film « Personne n’y comprend rien » de Médiapart sur l’affaire Sarkozy/Kadafy très instructif et percutant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

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Publié le 7 Avril 2024

Un bourdon attiré par le suc de mes iris,
M’a regardée sans préambule droit dans les yeux,
De son regard noir et globuleux il me fixait,
Surprise par cet échange étrange et fortuit,
J’ai très vite fait comprendre à ce malandrin,
Que notre rencontre n’avait aucun avenir,
Attiré, par d’autres arômes plus délicats,
Il s’est envolé, altier vers d’autres conquêtes,
Par ma nature arrogante et sectaire,
J’ai laissé passer une amitié singulière,
Le bourdon m’a poursuivie la journée entière.
Mireille Moutte

Le bourdon

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Rédigé par ab irato

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Publié le 7 Avril 2024

Du fleuve tumultueux au moindre ruisselet,

Exubérante l’eau déborde, sort des pierrées,

De partout ça  bouillonne, inonde, s’étale,

Le ru discret se change en torrent, tout est en rut,

Des cascades jaillissent des falaises abruptes,

Les rochers noirs de pluie scintillent au soleil,

Des feuilles s’égouttent des chapelets de perles,

Les massifs, les prés, les champs, les forêts détrempent,

C’est un plaisir intense d’admirer la vie, l’eau,

Prendre toute sa place, celle qui lui est due,

Envahir la terre, la nourrir, la féconder,

Avant de s’infiltrer dans des baumes profonds,

Où calme elle repose chargée de minéraux,

Puis ici ou là réapparaitre  mystérieuse,

Chanter aux fontaines du pays de Cocagne,

Désaltérer le passant, amuser les enfants,

De tout temps et  à jamais Il en sera ainsi,

Enfin…..il faut croire à l’histoire  ancienne.

                       Mireille Moutte

L’eau

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Rédigé par ab irato

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Publié le 17 Mars 2024

Guerre israélo-palestinienne….et les autres. On le sait tous la guerre c’est mal, pourtant elle prospère partout. La folie des Hommes, la haine, la domination, le pouvoir, la puissance, l’argent dominent le monde. On peut voir les choses de manière binaire : le bien et le mal, condamner ou s’apitoyer en fonction du côté où l’on se trouve, c’est simple et sans grandes conséquences. Mais cela suffit-il à escamoter les responsabilités de chacun ?

Toutes ces guerres de domination qui remontent pour certaines à la nuit des temps ont comme corolaire la haine des hommes asservis par d’autres hommes. La guerre des territoires conquis,  perdue,  regagnée. Les cohortes d’exactions, de massacres, d’humiliations, de vengeances… Et si les hommes et les organisations qui les gouvernent étaient intrinsèquement violents pour tout ce qu’ils estiment être leur propriété, leur intégrité ? C’est un fait, l’Homme recèle en même temps que des trésors de délicatesse, de tendresse une incommensurable violence,  qui exacerbée, canalisée, dirigée au profit de quelques uns font de notre terre un enfer. On peut bien sûr prier avec le pape pour l’avénement de la paix, mais si c’est la seule option qui reste soyons réalistes, ça ne suffira sûrement

 

 

 

Si l’oppression, l’injustice, les massacres n’ont pas de frontière, que dire de l’hypocrisie et du cynisme. C’est une évidence, comme le disait Aragon : « Que le sang sèche vite en rentrant dans l’histoire ! » Une guerre, un massacre après l’autre,  les condamnations, les exigences, les réprobations et les lamentations officielles entérinées, les victimes enterrées. Le bilan des pertes établi. Les ennemis désarmés, jugés pour crime de guerre, crime contre l’humanité, génocide…La paix et la réconciliation, jusqu’au siècle dernier, clôturaient, pour un certain temps les hostilités. La tradition respectée on pouvait passer à autre chose, construire entre autre des mausolées. Aujourd’hui malgré la « dissuasion atomique », les exigences des instances internationales, les requêtes des ONG,  les condamnations de l’opinion publique, les  combats s’enlisent dans une guérilla permanente,  les populations subissent, l’horreur succède à l’horreur.  Face aux multiples bellicistes engagés et aux implications diverses et souvent sordides, les peuples s’insurgent, mais sont-ils entendus ? Sont-ils pris en compte ?    Ont-ils une quelconque importance face à l’hégémonie d’intérêts contradictoires ? Que faire après ces constatations désespérantes ? Ajouter mon indignation aux autres ? Je suis du bon côté, celui de la démocratie, je peux «normalement» manifester…pétitionner, parler, écrire, échanger…voter. Cela a t’il eu un résultat probant sur l’étendue du désastre  ?  Le découragement, l’impuissance, je n’ose dire la lassitude  m’accablent…et après…   Poussé à l’extrême jusqu’à quel point puis-je m’accoutumer et vivre  avec  l’inacceptable, l’ignominie à ma porte,  quand même l’espoir  devient  indécent ?                                      Mireille MOUTTE 

 

 

 

La guerre

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Rédigé par ab irato

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