Publié le 2 Mars 2018

Vivre c’est simple, le principal, c’est respirer. Le cri primal du nourrisson en quelque sorte. Mais, parce qu’il y a un mais, cela ne suffit pas, passer ce besoin vital, le reste nous attend au tournant. Il faut manger, se vêtir, se chauffer, se protéger, apprendre, comprendre, vivre seul ou ensemble, se reproduire, échanger, partager, remuer la terre... bref se décarcasser ! et là ça commence sérieusement à se compliquer. Notre liberté doit composer avec nos besoins et nos nécessités, avec l’autre qui n’a pas nécessairement les mêmes rêves ou les mêmes envies. Il faut s’organiser ou pas, s’adapter ou pas, essayer ou pas, survivre ou vivre, et avec tout ça ce sont l’ invention, l’innovation, l’évolution qui s’invitent au grand charivari. La machine va-t.elle dominer l’Homme ? Il la fabrique, encore, il a donc l’ascendant. Mais il construit en même temps que ce mécanisme un système complexe dont il ne maîtrise plus tout à fait les conséquences et les contraintes. Un assemblage en perpétuelle évolution, une course effrénée vers toujours plus de technicité, toujours plus d’innovation. Un progrès qui crée aussi sa propre servitude. L’Homme, si l’on n’y prend pas garde, sera bientôt aux ordres de la machine, son serviteur zélé. Revenons vite à l’essentiel : le vivant. Aimons-nous, disons-le, faisons-le. Même si ce n’est pas toujours si facile.
Mireille MOUTTE

Vivre

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Publié le 14 Février 2018

Aujourd’hui il fait un soleil magnifique, un froid à fendre les pierres et la brume monte de la vallée avaler le paysage. J’ai une ardeur phénoménale pour tirer ma flemme en longueur. Ne rien faire, les pieds près de la cheminée qui ronronne, les mains sur le ventre, la tête dans la lune, l’esprit en escapade. J’ aurais milles travaux à faire, à finir, à commencer. De quoi faire « une bonne journée » comme aurait dit ma grand-mère. Mais non, c’est décidé, je vais bader la figue toute la journée ou bayer aux corneilles, si vous préférez. Cette badauderie hebdomadaire m’est indispensable pour recharger mes accus, pour vider ma tête, pour rêvasser, pour le plaisir de la fainéantise. Et même si, paraît-il, l’oisiveté est mère de tous les vices, j’en prends le risque. Mon imagination galope par monts et par vaux, cela suffit à mon exercice quotidien. Qu’on m’oublie un instant. Faites comme si je n’étais pas là. Commencez gentiment à vous passer de moi... Vaquer simplement à vos occupations quotidiennes. Mince il faut aller chercher du bois, mince on frappe à la porte, mince j’ai raté l’Augustin à France Inter, mince il faut aller au pain, mince il est midi il me faut préparer mes deux œufs au plat, mince le téléphone sonne, mince j’ai envie de faire pipi, mince ma plume crisse sur le papier.... Quand je vous dis qu’on ne peux jamais être dix minutes tranquille......
Mireille MOUTTE

J’ai une flemme olympique

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Publié le 7 Janvier 2018

Dans le labyrinthe de ma vie je ne cherche plus grand chose, sinon rien. Je vis « tout simplement ». J’essaye, tous les jours, maladroitement, à tâtons, de me nourrir de sa substantifique moelle. Les jours filent, je file avec. Il n’y a pas de sens, pas de raison, pas d’explication, pas de signe, mais un présent instable à apprivoiser, à bricoler sans cesse. Je suis née d’une rencontre (comme beaucoup, pour quelques temps encore) d’un spermatozoïde et d’un ovule, du hasard et de la nécessité. Je vis d’occasionnelles rencontres qui se font, se défont ou ne se font pas, d’expériences réussies, d’occasions ratées, de manques et d'amitiés inoubliables. Combien de chagrins? Combien de bonheurs ? Qu’importe, l’affaire est faite. Je ne fais plus le compte, pourquoi faire ? L’ensemble fait partie de moi, il m’a construite, il est l’essence même de ce que je suis. Rien n’était écrit, si ce n’est le fil du temps dans le cosmos. J’ai fait quelques choix et mes gènes, mon tempérament, mon caractère, mon milieu, les hasards ont fait le reste.

Toutes ces années étaient indispensables à mon complet aboutissement. Comme un bon camembert, j’arrive aujourd’hui à maturation. Un seul regret : Je ne pourrai jamais lire tout les livres, Engranger toutes les connaissances de l’humanité. Je passe désespérément à côté d’êtres, de choses, de savoir par ignorance, incompétence, inattention ou paresse. Mais, hédoniste par conviction, j’apprécie à leur juste valeur tous les plaisirs que la vie a bien voulu mettre sur mon chemin. Savoir les reconnaître, les mettre en valeur, en profiter pleinement, c’est tout mon art de vivre. Cultiver son petit bonheur d’être là, d’être naît, de vivre. Même cruelle, injuste, absurde, la vie est une aventure exceptionnelle, « que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde » Je n’ai pas d’années perdues, pas de regrets inutiles. J’accepte tout, je garde tout. Même cette extrême sensibilité qui fait souffrir mais qui fait s’enflammer, chanter et rire, je la revendique. J’apprécie cette différence, cette exception, cette originalité, cette inextricable singularité qui font un être. Le temps fait son chemin et comme on ne peut plus rien changer du passé et peu agir sur le futur, il faut savoir dans un ultime élan joyeux et salvateur tout accepter de ce maelström archaïque . Si un beau jour on ne se réveille pas est-ce si grave ? On ne sera plus là pour en souffrir. J’ai fait mon tour de piste, mon ultime pirouette, ma dernière révérence, c’était bien. Au revoir et merci.

Mireille MOUTTE

« Les premiers rayons du jour ne nous promettent pas que notre existence se prolongera au-delà du soir.” Kao-Tong-Kia

Labyrinthe

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Publié le 21 Décembre 2017

La nostalgie,

Quelques verres de rosé du Ventoux, la côte de bœuf qui grésille sur le barbecue, le parfum des tomates à la provençale, des lavandes, le concert des grenouilles, une ambiance chaleureuse, la confiance réciproque, le coucher de soleil flamboyant, la douce fraîcheur de la nuit qui s’installe, le bonheur des souvenirs échangés jusqu’à plus soif. L’enfance, la jeunesse, les parents disparus depuis longtemps, la vie d’alors …. Les histoires du temps passé et Roger retient difficilement ses larmes. Une vie d’Homme résumée en quelques mots. Une vie simple et singulière. Autant de visages, autant d’expressions : deux yeux, un nez, une bouche, tous pareils, tous différents et pourtant.... La nostalgie a toujours les mêmes racines : l’enfance heureuse ou malheureuse est le creuset de toutes nos émotions, de l’apprentissage de la vie, de ce qui a fait ce que nous sommes. Nous avons évolué, fait des expériences, donné et reçu des coups, nous avons aimé, détesté, appris à cacher nos émotions, à nous protéger, mais il suffit de gratter un peu le vieux cuir endurci et le petit garçon resurgit en culotte courte, avec ses rêves, ses espoirs qui ne se sont pas tous réalisés ou réalisables (tout le monde ne peut pas être Marlon Brando, Rita Haword ou Ingénieur des Arts et Métiers), mais qui sont aujourd’hui la fleur de la mélancolie, de la tendresse d’une époque révolue. D’autres projets, d’autres envies les ont remplacés, mais qu’est ce que c’était chouette la réussite au certif, le premier vélomoteur, les tours pétaradants dans le quartier, les baignades aux calanques, les copains, la fête, l’insouciance du lendemain, toute la vie devant soi, du temps à perdre à ne plus savoir qu’en faire. Des chagrins et des regrets aussi, mais ils se sont peu à peu dilués dans le temps. On embellit un peu l'idéal de l’ancien temps. Qu’importe si on réécrit un tant soit peu l’histoire, la mémoire nous joue déjà des tours. Elle est tellement belle la légende, on veut bien y croire encore un peu, surtout si ça finit bien, comme au cinéma, comme sur l’écran blanc de nos nuits blanches, comme les contes de fées, bien que ceux de Perrault étaient souvent sanglants (le Petit Poucet, le petit chaperon rouge…) C'était l’éducation de l’époque, quand on vous dit que c’était super ! Bon sang de bonsoir ! Pour l’heure l’amitié est là pour nous réchauffer, pour nous rassembler. La fraternité, quel beau mot retrouvé pour un instant magique de partage.
Mireille MOUTTE
 

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Rédigé par ab irato

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Publié le 27 Novembre 2017

Le jardin est une source infinie de bonheur, de plénitude. Comment ne pas admirer tant de force, de beauté, de constance et pourtant l’horreur est à notre porte. Partout on tue, on exécute, on torture. Partout du sang, des cris, des larmes. Comment peut-on aimer les roses ? S’extasier sur une goutte de rosée ? Admirer le vol d’une hirondelle ? S’émerveiller d’un bourgeon? Alors que cet enchantement est traversé au même instant par les monstruosités du monde. Comment tout cela peut-il coexister ? C’est tout simplement inimaginable, insoutenable, inadmissible. Mais après tout les mots dits et redits, l’impuissance nous gagne, la fatalité nous assaille, l’accablement nous ensevelit tout comme les champs de blé, les forêts, les prairies, la nature ont recouvert, effacé, adouci, toutes les traces des carnages des champs de bataille des guerres passées. La nature a repris sa place, a conquis l’espace. Quelque chose de très humain en nous continue malgré tout de vivre, de respirer, d’espérer, là ce soir assis à l’ombre des arbres à papillons sous un ciel étincelant d’innocence.
Mireille MOUTTE

Le jardin

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Rédigé par ab irato

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Publié le 13 Août 2017

Je vous attendrai sur le quai, au vieux pont,

La rivière tranquille nous attendra

Nous abandonnerons sans regret ni deuil,

Le village caché dans ses méandres,

L’air du grand large déjà nous retiendra,

Ce voyage je l’attends depuis trop longtemps.

Je vous attendrai sur le quai, au vieux pont,

Mon bateau y est amarré tous les jours,

La grande voile blanche sera déployée,

Je suis impatient d’enfin vous retrouver,

Partir avec vous la belle aventure,

Ce voyage je l’attends depuis trop longtemps.

Je vous attendrai sur le quai au vieux pont,

Nous remonterons ensemble la rivière,

Si la marée et le vent le permettent,

Nous arriverons enfin sans coup férir,

A bon port pour embarquer où vous voudrez,

Ce voyage je l’attends depuis trop longtemps.

Août 2017
Mireille MOUTTE

L'attente

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Publié le 28 Juillet 2017

On the road,

Vite, vite, je n’ai plus le temps d’attendre, d’espérer. Je veux tout, tout de suite…Entendre le vent de l’orage, écouter le bruit des vagues sur la grève, sentir la lumière de Provence, respirer l’océan en Bretagne, me baigner aux sables d’Olonne, plonger dans les calanques de Collioure, dormir au Carlton de Cannes, déguster la mer à Bouzigue, chanter le vent en Camargue, ouvrir le bal aux bras de Burt Lancaster, voir des bulles de champagne dans tes yeux, se perdre à Rome avec Marcelo, parcourir les collines de Toscane avec Léo, se chuchoter des mots doux, prendre la route de Madison et rouler à plus de 200 avec Janis Joplin, se saouler de vin d’Espagne à Malaga, se rafraîchir dans la fontaine de Trévi, survoler le Serengeti, se trémousser chez Gégé au son de l’accordéon, semer du blé à Regain, revoir Paris au mois de mai, se mêler pour un soir au rouge et au noir, ne rien faire qu’a perdre son temps, à se laisser mener au gré de ses envies, goûter encore et encore le printemps de ta main douce et rugueuse sur ma peau. Ce n’est pas possible…ce n’est pas possible. Et pourtant, Sarah Vaughan et sa voie grave et mélancolique sur la platine, des amis, la fête, l’alcool qui coule à flot……Ça y est….ça y est…..j’y suis presque. Je danse le tango, on the road, sur les ailes du désir.
Mireille MOUTTE

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Rédigé par ab irato

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Publié le 19 Juillet 2017

La plage

La plage,

Premiers pas sur …..la plage, oui bien sûr c’est moins exotique que sur la lune, mais on pose son pied où on peut. Ici c’est plutôt balaise aussi, faut pas croire : Du sable sans compter, l’océan olympien, le ciel bleu à perte de vue, toute la plage pour moi, ou presque ! Que demande le vacancier : un peu de considération. On a arrêté le travail, on s’est déplacé, on a fait des centaines de kilomètres, on a risqué sa vie à chaque tour de roue, à chaque virage, on est fatigué, lessivé, essoré. On veut que tout soit à sa place, en bon ordre, à notre bon plaisir, le petit doigt sur la couture du maillot de bain, il n’y a rien de plus normal, non ! Et bien croyez moi si vous voulez, mais ce n’est pas toujours le cas, loin s’en faut ! Le crachin breton, ce n’est pas une légende. La première découverte est la nouvelle configuration de la plage, après un bref balayage des lieux et des gens, le choix primordial de l’installation de la serviette est crucial : Près de l’eau ? Près des rochers ? Au bord des dunes ? Pas trop près du terrain de volley-ball, éviter les familles nombreuses, la jeunesse branchée. Questions existentielles s’il en est. Pour l’exposition pas d’innovation intempestive : plein sud. La nouveauté vient souvent, des galets, du varech ou des algues vertes en plus ou moins grande quantité suivant les ravages causés par les grandes marées hivernales et l’agriculture intensive. Se tenir au courant de la marée haute ou basse pour se baigner, mais là ça change toutes les heures, c’est juste une question de tempo. Cette année tout le sable a été ramené sur la plage, mettant à nu des rochers, inconnus jusqu’alors. Le bonheur des pêcheurs à marée basse fait également celui des vendeurs de sandalettes plastiques ou autres tongs, Indispensables pour passer ce gymkhana d’arrêtes coupantes et atteindre « le grand large ». Pas de vent, température extérieure : 24°/25°, eau : 15°/16° à vue de mollets. Il faut rentrer doucement, avantage indiscutable : personne ne se bouscule au portillon. Finalement on s’y fait, ça réveille et ça raffermit les chairs, qui ont tendance à se laisser aller ! Quelques brassées sporadiques, deux ou trois mouvements velléitaires de remise en forme et on s’allonge enfin, mollement sur son paréo. Le soleil est supportable, il prend des égards avec notre peau de bronzeur néophyte. On se tartine consciencieusement de crème, on n’est jamais trop prudent. Les enfants font des châteaux de sable, se baignent ou vont à la pêche aux moules, les femmes bavassent en reluquant les maîtres-nageurs-sauveteurs style « Alerte à Malibu », les hommes louchent discrètement vers quelques Lolitas pré-pubères aux formes déjà avantageuses. Les vacances commencent sous les meilleurs auspices. Le temps à passer du temps à rien faire est enfin arrivé. Plus d’horaire précis, si ce n’est celui de l’estomac, plus de dossiers, de clients, de planning, de rentabilité, de stress, reste pourtant le téléphone, que l’on a réussi à rendre portable, pour vous pomper l’air du grand air. Les yeux perdus dans la vague, le corps allangui, les doigts de pieds en éventail. Tout notre bonheur est là : le maillot, la serviette, un parasol pour le fun, un bon livre, des mots croisés, un sudoku, la mer à disposition et à volonté... Relâchement, abandon, plénitude, un programme mis au point de longue date que rien ne devra perturber. Tout le reste pourra bien s’écrouler…..ON S’EN FOUT….ou presque. Le temps de la plage c’est sacré.

Mireille MOUTTE

Mesperleuc le 14 juillet 2017

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Rédigé par ab irato

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Publié le 4 Juin 2017

REUNION

Réunion,

Nous sommes montés au sommet du Luberon disperser les cendres de Paul autour du grand pin au lieu-dit "Les Estrugets", un endroit qu'il appréciait particulièrement. Quatre, cinq kilomètres de raidillon en partant des Fondons par l'ancien chemin de Caseneuve à Cucuron. La famille réunie au grand complet a fait de cette commémoration, une sorte de chemin de Compostelle, mais vers Cucuron.... Francoise, Vincent, Philippe, Genevieve, Matteo, Pierrot, Basile, Maggy et enfin moi, la doyenne de la troupe (la prochaine sur la liste à être transportée cérémonieusement )avons entamé le sentier avec ardeur et détermination. Il serpente au milieu des pins, des chênes verts, entre clapas et roche calcaire. Nous ne sommes pas tristes, Paul est mort en 2014, nous avons eu le temps de "faire notre deuil". La journée est magnifique, la lumière superbe, le ciel sans nuage, l'effort collectif à quelque chose d'euphorique. Les rangs s' éclaircissent au fur et à mesure de la montée et de l'état des muscles. Malgré la rémanence de la crémation qui simplifie les obsèques, la dispersion des cendres reste un moment sacré, symbolique empreint de gravité. Un vieux reste de manifestation religieuse et de superstition. Un mixte de cérémonie vaudou et de rites païens. On évite le ciel, Dieu, le paradis, le diable, l'enfer et tutti quanti. On change simplement de liturgie, de salamalecs pour être en quelque sorte "dans le vent". Un être a vécu au milieu de nous. Vivant, nous l'avons côtoyé, aimé ou pas, partager ses joies, ses peines. Il fait à jamais partie de notre histoire. Il ne peut pas disparaître, comme ça, incognito, sans laisser aucune trace, du jour au lendemain. C'est surtout et avant tout un exorcisme pour faire de la mort, un moment hors du temps, hors de notre temps, un instant particulier, exceptionnel, unique, qui n'a rien à voir avec notre propre vie. Nous savons bien que la mort est notre compagne depuis la naissance. Mais nous l'oublions.... pour vivre sans entrave, sans être paralysé par cette éventualité. Le décès de l'autre nous rappelle cette cruelle réalité, au cas où on l'aurait, quelque peu, perdue de vue. Rendu à la nature qui l'a vu naître. La boucle est bouclée, on peut passer à autre chose...Le retour au crépuscule nous donne des envies de bivouac, de nuit à la belle étoile, de communion fervente avec la nature, de rires et de chansons autour du feu de bois. Comme avant, quand on était jeune sur la plage d'Arles pour parler jusqu'à plus soif de la vie, de l'amour, de la mort, de l'ailleurs, de l'incommensurable, de l'insondable, du vide et du plein, du ying et du yang et conclure comme toujours par "la fin de l'empire romain". C'est promis on reviendra pour le grand spectacle de l'infini. Pour se retrouver tous, les vivants et les morts, pour se souvenir de l'ancien temps, qui est mort et ne reviendras pas. Enfin le sommeil nous délivrera de la pesanteur, l'avenir, l'avenir nous ouvrira ses ailes bleues et le rêve prendra enfin le pouvoir sur nos vies dérisoires. Merci Paulo pour cette belle balade.
Mireille MOUTTE
Saignon, le 27 mai 2017

On n'est pas là pour se faire engueuler
On est v'nu essayer l'auréole
On n'est pas là pour se faire assommer
On est mort, il est temps qu'on rigole
Si vous flanquez les ivrognes à la porte
Il doit pas vous rester beaucoup d'monde
Portez-vous bien, mais nous on s'barre!
Et puis on est descendu chez Satan
Et en bas c'était épatant!

C'qui prouve qu'en protestant quand il est encor' temps
On peut finir par obtenir des ménagements!

Boris VIAN

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Publié le 5 Mai 2017

2017 VOTE BLANC

JE VOTERAI BLANC AU DEUXIÈME TOUR DES PRÉSIDENTIELLES..

En effet si Madame LE PEN atteint un tel score (plus de 20%), nous le devons en grande partie, pour ne pas dire exclusivement, aux politiques sociales déplorables de ces dernières années qui ont précipité une grande partie des exclus, en tout genre, vers le seul vote contestataire qui leur semblait malheureusement «UTILE »

 

Le chômage et le FN sont les deux mamelles du libéralisme échevelé. Le premier, maintient l’ouvrier dans un état de soumission et de précarité qui l’amène à accepter l’inacceptable (flexibilité à outrance, augmentation du temps de travail, travail le dimanche, diminution de salaire, augmentation des cadences etc..….) Le second sert alors d’exutoire et récupère à son seul profit électoral, cette souffrance méprisée par l’oligarchie.

 

La boucle est bouclée quant au second tour des élections le candidat du libéralisme se retrouve en finale face au FN et qu’avec des accents patriotiques on nous demande la main sur le cœur, au nom de la patrie en danger de faire barrage au FN et de gentiment voter pour le seul candidat salvateur qui continuera en l’aggravant peut être la politique menée jusqu’alors avec les dégâts que l’on connaît sur le monde du travail et le succès de l’extrême droite.

 

Et bien non, je refuse aujourd’hui de cautionner par mon vote une telle politique, que je combats depuis des années. Le manichéisme d’un tel statu quo ne passera pas par moi : JE VOTERAI BLANC .

 

SAIGNON le 5 mai 2017

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